Buenos Aires, l'inizio di un lungo viaggio

Aéroport de Paris, 20 Avril. On a failli rater l’avion à cause d’une énorme file d’attente au contrôle des passeports…Anto a forcé un peu le destin en prenant une file réservée… 14h de vol plus tard, atterrissage à Buenos Aires, il est 22h30, Amelia se réveille d’une petite sieste, Adèle termine son marathon de dessins animés… Il est super cet avion diront-elles,  je réalise que les filles ont été exemplaires pendant ce long trajet.

Il se dégage une odeur d’humidité dès que nous sortons de l’aéroport. Fatigués nous montons dans un taxi qui sent le moisi. Le conducteur essaye de nous faire la conversation (bien sûr, l’équipe d’Argentine est favorite pour la coupe du monde 😉 ). On se rend rapidement compte que notre espagnol est un peu rouillé et qu’il y a du boulot… Nous arrivons enfin à notre appartement situé à côté du Théâtre Colon, célèbre pour son acoustique d’excellente qualité. L’appartement sent également un peu le moisi, c’est moyennement propre mais on s’en fout, on est crevés, et tout le monde s’endort rapidement…bonne nuit les petits.

21 avril, matinée pluvieuse, météo idéale pour aller au Musée des Beaux Arts où l’on retrouve quelques classiques, Monet, Van Gogh, Sisley mais aussi une belle collection d’arts contemporains, et de belles découvertes : André Devambez, Bouguereau, Benito Quinquela Martin.

Les filles sont très excitées par les tableaux, même trop… La sécurité nous tient à l’œil. Nous restons un bon moment devant le tableau des monstres qui les intrigue beaucoup 🙂 Il s’agit d’une oeuvre d’Antonio Berni intitulée « Pesadilla de los injustos » (le cauchemar des injustes). Le tableau symbolise la mauvaise conscience et les terreurs nocturnes de ceux qui exploitent les autres. Les monstres représentent les vices et les conséquences de l’injustice sociale.

Après le musée, nous visitons le quartier de Recoleta. Première pause café con leche où l’on déguste nos premières pâtisseries à base du fameux DDL (dulce de leche) qui fait partie de la culture locale. C’est sucré, donc les filles adorent…Entre temps, le soleil a chassé la pluie, nous déambulons dans les rues, curieux de découvrir l’architecture de la ville et ses magnifiques arbres centenaires et emblématiques de Buenos Aires : le Gomero.

Dernière étape, fin d’après midi au parc pour défouler les filles qui ont encore plein d’énergie malgré la dizaine de km de marche. Ici, ça ne rigole pas sur les parcs, les structures sont énormes et l’ambiance à la sortie de l’école est pleine de cris, de rires, de pleurs, un condensé d’émotions et de défouloir où chaque enfant dépense ses dernières cartouches d’énergie avant de se transformer en velociraptor affamé…

Lendemain matin, décalage horaire oblige, les filles se réveillent vers  5h (10h heure française), au taquet, ça pique un peu mais si les filles se lèvent alors…les parents se lèvent, règle universelle à laquelle personne n’échappe.

A peine sortis que nous avons déjà faim, nous en profitons pour prendre un deuxième petit déjeuner, cette fois-ci au bar. Le café con leche est un véritable capuccino (Linda en est ravie) et les viennoiseries nous remplissent d’énergie. Nous partons pour une longue promenade à la découverte des monuments de la ville, Palais des Congrès, obélisque, Casa Rosada (palais du président).

Les filles sont en forme nonobstant les 7km déjà marchés, nous décidons alors d’aller nous promener dans la réserve écologique Costanera Sur qui est un parc magnifique de 350 hectares au bord du Rio de la Plata, lieu historique car l’une des étapes de Magellan et de son équipage 500 ans plus tôt… Nous avons fait une autre pause dans un parc à enfants (étape obligatoire) encore plus grand que celui de notre quartier. Il se trouve sous des gratte-ciel, et est fréquenté très probablement par des familles d’expatriés vu les différentes nationalités. Bien sûr, les filles ne se sont pas reposées une seconde, mais il leur suffit d’un burger à partager (16000 pesos, environ 10€ pour la formule avec frites et boisson) pour repartir en direction de la réserve. Le parc Costanera offre de jolis points de vue pour observer les oiseaux, et nous sommes même chanceux de croiser quelques tortues pour le plus grand bonheur des filles.

Pas fatiguées des 12km de marche (plus tous les petits pas entre un toboggan et une balançoire) les filles ont encore de l’énergie pour un dernier parc, celui-ci à thème « voitures ». Après autant de pas, nous retraversons la ville en uber pour rentrer à l’appartement.

Lendemain, rebelote, réveil aux aurores car les filles sont toujours décalées. Première étape, visite du marché de San Telmo en passant par la statue de Mafalda (dessin animé iconique argentin). Le marché couvert est un lieu pittoresque centenaire mais bondé de touristes attablés, on le quitte rapidement. Le quartier est plus calme que la partie institutionnelle de la ville, les bâtiments sont plus bas et les rues pavées.

On en profite pour manger à la Nuestra Parilla, un endroit parfait pour déguster une excellente viande grillée typique de la culture argentine (18000 pesos pour la version sandwich). Les quantités sont énormes et tout le monde se régale les papilles. C’est repus que nous continuons notre chemin vers le quartier aux maisons colorées de La Boca, célèbre grâce à son club de foot Boca Junior où a joué Diego Maradona.

Beaucoup de touristes, nous assistons brièvement à un tango dans un bar et la lumière chaude de fin d’après midi d’automne crée une atmosphère paisible dans laquelle nous nous relaxons en regardant les filles danser sur le port.

Buenos Aires, notre première étape nous a ouvert les portes de l’Amérique Latine, quel plaisir de prendre le temps d’observer nos filles découvrir un nouveau monde. La ville ressemble à un Paris plus exotique, avec ses beaux bâtiments et ses cafés, les palmiers en plus. Nous avons été impressionnés par ses parcs, ses espaces « kids friendly » et la gentillesse des gens envers nous (les deux blondinettes ne passent jamais inaperçues, hehe). Dommage de ne pas avoir eu le temps de se promener dans le quartier « Palermo », il faudra y revenir 🙂

Concernant les prix, l’inflation en Argentine est bien réelle, c’est assez similaire à Paris, même au supermarché. Pour ne pas craquer notre budget dès le depart nous faisons attention à chaque dépense.

Coté langue, on s’en est sorti avec un mix d’espagnol et d’italien (nous avons croisé assez peu de gens qui parlaient l’anglais). Ici, tout le monde a une branche de la famille qui vient de la botte…

 

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