« Valparaíso, quelle absurdité tu es… tu n’as pas peigné tes cheveux, tu n’as jamais eu le temps de t’habiller, la vie t’a toujours surprise. » Pablo Neruda y possédait sa maison.
Classée patrimoine de l’UNESCO, Valparaiso se fait remarquer par son urbanisme et son street art. Les maisons ont été construites en défiant la gravité sur les pentes très escarpées des cerros qui surplombent la côte. Nous lisons sa passionnante histoire pendant notre trajet en bus qui nous débarque dans un quartier très vivant autour de la gare routière. Un marché à ciel ouvert avec des prix imbattables (1000 pesos pour 1 kg de raisin ou 1 kg de fraises…).
Le tumulte de la ville basse fait rapidement place au calme dès que l’on prend de la hauteur sur le cerro San Juan de Dios. Là, se trouve notre hostel Casa Piola (8 euros/personne et par nuit, petit-dej inclus. Une affaire!).

Très curieux d’aller arpenter cette ville chaotique avec ses couleurs vives où tout n’est que perspective et lumière.
Endroit idéal pour jouer à trouver ‘les trucs bizarres’ avec Adèle. Des chaussures accrochées aux fils électriques, des pneus mélangés aux plantes, un squelette qui regarde par la fenêtre, des maisons de toutes les couleurs, un escalier piano, une vieille dame qui vient vous faire un câlin en parlant italien, une baignoire avec des plantes…
À chaque virage, un nouveau point de vue, une nouvelle maison faite de tôle qui penche sur nous, un escalier qui dessine une ligne en zigzag, un funiculaire qui remonte la pente, l’horizon bleu de l’océan.


Il y a des graffitis partout, chaque maison a sa couleur et son style de street art. Le long des rues on trouve des hostels, des cafés et des boutiques d’artistes, il y a tellement de créativité concentrée ici. Il y a aussi énormément de chiens, tous en train de faire la bronzette au soleil. Les filles sont particulièrement excitées par les ascenseurs de la ville (sorte de funiculaires) actifs depuis 150 ans avec toujours la même mécanique.

En fin de journée, nous regagnons notre logement. Première expérience en hostel pour les blondinettes. Elles se mettent tout de suite à l’aise en courant de la cuisine à la chambre. On partage la cuisine avec les bénévoles de l’hostel (Ezekiel et Esteban un Péruvien qui fait bien rire les filles, et une française). Ce soir, une fois de plus, Linda prépare un risotto, désormais le plat réconfort de notre voyage.
08 mai, après un copieux petit-dej nous partons voir les dunes de Concón. Cette fois-ci nous prenons le microbus avec les locaux (2400 pesos l’aller retour). Le conducteur est un vrai pilote, il fait payer les tickets, rend la monnaie à chaque voyageur, klaxonne, se faufile entre les autres véhicules, tout ça en même temps…La conduite est bien agressive, accélération, freinage, il pile toutes les 10 secondes. (L’essence serait-elle gratuite ici ?). Nous sommes admiratifs des mamies qui arrivent à tenir sur leur siège sans se faire éjecter!
Déposés au pied des dunes, quelques pas suffisent pour rejoindre les crêtes de sable balayées par les vents avec vue sur le Pacifique, les gratte-ciel et les Andes de l’autre côté…Nouvelle découverte pour les filles ravies de faire du toboggan de sable.
Pause goûter au café la Mela (une bonne adresse pour déguster une glace artisanale et des pâtisseries) et retour à pied par la côte pour rejoindre la plage Reñaca.
Il y a un surfeur dans l’eau, du moins c’est ce que je pense au début, sauf qu’il reste très longtemps, trop longtemps sous l’eau et vu la houle, je me dis que c’est audacieux…Ça doit être normal ici…Linda se rapproche de l’eau et constate aussi quelque chose qui remonte à la surface de temps en temps…jusqu’à ce que je comprenne qu’il s’agit en fait d’un lion de mer. Certainement en train de chasser, nous le suivrons quelques minutes, trop contents de ce moment.
09 mai.
Rien au programme, juste flâner dans les rues de Valparaiso, entre les Cerro Alegre, Concepcion, Paseo Atkinson, Museo a Cielo Abierto, faire un peu de balançoire sur la plaza victoria en écoutant la fanfare, manger des berlines et des empanadas et regarder la vie s’écouler.
10 mai, réveil à 6h, un grand merci à Esteban qui nous a préparé le petit-dej dans la bonne humeur (œufs, sandwichs jamón y queso, café…de quoi faire le plein d’énergie pour les 7 heures de bus qui nous attendent pour rejoindre La Serena plus au nord.