{"version":"1.0","provider_name":"Burro e Mozzarella","provider_url":"https:\/\/burroemozza.fr\/it","author_name":"antoelinda","author_url":"https:\/\/burroemozza.fr\/it\/author\/antoelinda","title":"Copacabana et Isla del Sol - Burro&amp;Mozza","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"9P8VhcdlV1\"><a href=\"https:\/\/burroemozza.fr\/it\/copacabana-et-isla-del-sol\">Copacabana et Isla del Sol<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/burroemozza.fr\/it\/copacabana-et-isla-del-sol\/embed#?secret=9P8VhcdlV1\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&#8220;Copacabana et Isla del Sol&#8221; &#8212; Burro&amp;Mozza\" data-secret=\"9P8VhcdlV1\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/burroemozza.fr\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n\/* ]]> *\/\n<\/script>","thumbnail_url":"https:\/\/burroemozza.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/IMG_3282-scaled.jpeg","thumbnail_width":2560,"thumbnail_height":1920,"description":"Pour rejoindre Copacabana, ce fut un sacr\u00e9 p\u00e9riple ! D\u00e9part avec le bus de nuit de La Paz dans une gare routi\u00e8re bond\u00e9e de voyageurs. Les vacances d\u2019hiver des Boliviens ont commenc\u00e9 et tout le monde est agglutin\u00e9 dans la station. C&rsquo;est une cacophonie g\u00e9n\u00e9rale o\u00f9 chaque compagnie de bus essaie de rabattre des clients. En plus, comme il y a encore une p\u00e9nurie de diesel, seuls les bus de nuit font le trajet vers La Paz. \u00c9tant bien en avance, les filles s\u2019endorment sur nous. Le gars qui \u00e9tiquette les bagages nous dit que les bus ont 20 minutes de retard et qu\u2019il faut patienter. On patiente, on patiente\u2026 Et au moment de rejoindre le quai, on nous dit que le bus qui part est celui de 22 h 30. Mais o\u00f9 est celui de 22 h ? Le personnel de la compagnie nous attrape au vol pour nous faire grimper dans notre bus qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 en train de quitter le terminal. Coup de chaud ! On esp\u00e8re que nos bagages ont bien \u00e9t\u00e9 embarqu\u00e9s. Quelques minutes plus tard, tout le monde dort \u00e0 poings ferm\u00e9s. Arriv\u00e9s au petit matin \u00e0 La Paz, on encha\u00eene directement avec un bus pour Copacabana. Le timing est parfait et le trajet est superbe ! Cette partie du lac a l\u2019air plus sauvage, plus calme. C\u2019est tr\u00e8s agricole : des vaches, des cochons, des champs de ma\u00efs, de quinoa\u2026 et de petites habitations de campagne. Tout a l&rsquo;air si paisible. L&rsquo;anecdote de fou : Quand le lac Titicaca a donn\u00e9 son nom \u00e0 Rio ! Si on vous dit Copacabana, vous pensez tout de suite \u00e0 Rio de Janeiro, aux maillots de bain color\u00e9s, \u00e0 la bossa nova et aux ca\u00efpirinhas sur la plage, pas vrai ? Et pourtant\u2026 le vrai, l\u2019unique, le tout premier Copacabana se trouve en r\u00e9alit\u00e9 en Bolivie, perch\u00e9 \u00e0 plus de 3 800 m\u00e8tres d&rsquo;altitude sur les rives du lac Titicaca ! L\u2019histoire derri\u00e8re ce nom est assez dingue : \u00a0Acte 1 : Le village andin. \u00c0 l&rsquo;origine, Copacabana est un petit village bolivien. Son nom vient de la langue aymara (kota kahuana) et signifie tout simplement \u00ab vue sur le lac \u00bb. Au XVIe si\u00e8cle, un sculpteur inca converti y fa\u00e7onne une statue en bois de la Vierge Marie. Elle devient super c\u00e9l\u00e8bre dans toute l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud pour ses pr\u00e9tendus miracles. \u00a0Acte 2 : La grosse gal\u00e8re en mer. Avance rapide jusqu&rsquo;au milieu du XVIIIe si\u00e8cle. Des navigateurs portugais partent en mer avec une r\u00e9plique de cette fameuse Vierge noire bolivienne dans leurs bagages. Manque de bol, \u00e0 l&rsquo;approche des c\u00f4tes de Rio de Janeiro, une temp\u00eate monumentale \u00e9clate. Le bateau est \u00e0 deux doigts de couler. L&rsquo;\u00e9quipage prie la Vierge de Copacabana de les sortir de l\u00e0 sains et saufs. \u00a0Acte 3 : Miraculeusement, le bateau tient le coup et accoste sur une plage sauvage de Rio. Pour remercier la Vierge de leur avoir \u00e9vit\u00e9 de finir au fond de l&rsquo;eau, les rescap\u00e9s construisent une petite chapelle au bord du sable et y installent la statue. R\u00e9sultat ? Les habitants de Rio ont commenc\u00e9 \u00e0 appeler le quartier et la plage du nom de la chapelle. C\u2019est comme \u00e7a qu\u2019un nom am\u00e9rindien qui voulait dire \u00ab vue sur le lac \u00bb en haut des Andes a fini par d\u00e9signer la plage de sable fin la plus c\u00e9l\u00e8bre de la plan\u00e8te. Sacr\u00e9 voyage ! Notre arriv\u00e9e \u00e0 Copacabana : Entre calme andin et hostel \u00ab\u00a0roots\u00a0\u00bb On d\u00e9couvre une ville paisible, \u00e0 taille humaine, silencieuse et o\u00f9 l\u2019on se sent bien, avec son march\u00e9, ses ruelles pentues, ses petites \u00e9choppes et ses caf\u00e9s. On y croise nettement plus de voyageurs qu&rsquo;\u00e0 Cochabamba, Potos\u00ed ou Sucre. On s\u2019installe dans notre hostel, l&rsquo;Utama. On a m\u00eame droit \u00e0 la suite familiale avec une petite cuisine\u2026 mais n\u2019imaginez pas un quelconque luxe ! C\u2019est clairement dans le top 3 des hostels les plus roots depuis que l\u2019on voyage\u2026 Nous avons 3 chambres mais pas de chauffage. Il fait 8 degr\u00e9s la nuit, on a bien fait de demander une deuxi\u00e8me couverture ! La douche est chaude mais elle inonde compl\u00e8tement la salle de bain\u2026 On dormira tout habill\u00e9s, comme souvent autour du lac Titicaca. \ud83d\ude09 Ce sera tr\u00e8s bien pour 3 nuits, mais pas plus ! Pour le d\u00e9jeuner, on s&rsquo;arr\u00eate chez Charli\u2019s Snack o\u00f9 l\u2019on prend, comme souvent, le menu del d\u00eda : une excellente sopa de man\u00ed (la fameuse soupe de cacahu\u00e8tes bolivienne) suivie d\u2019un bon plat de spaghettis bolognaise valid\u00e9 par Linda, et d\u2019une bonne omelette aux l\u00e9gumes. Simple et tr\u00e8s bon. On passe l\u2019apr\u00e8s-midi au bord du lac en profitant du ciel bleu et d\u2019un soleil br\u00fblant ! Il y a quelques activit\u00e9s aquatiques, comme des p\u00e9dalos et des bou\u00e9es tir\u00e9es par des bateaux. L\u2019eau doit \u00eatre \u00e0 12 degr\u00e9s environ, pas de quoi faire un grand plouf, mais apr\u00e8s ce long voyage en bus, c\u2019est tout simplement royal. \u00c0 18 h, le soleil passe sous l\u2019horizon et l\u00e0, la ville accueillante se transforme instantan\u00e9ment en r\u00e9frig\u00e9rateur. On file vite se mettre au chaud chez Pit Stop, une super bonne adresse pour manger des quiches, des parts de tartes et des g\u00e2teaux. Cap sur l&rsquo;Isla del Sol : Une p\u00e9pite absolue Lendemain, r\u00e9veil matinal pour attraper l\u2019un des bateaux qui part du port \u00e0 8 h 30 pour passer la journ\u00e9e sur l\u2019Isla del Sol. On discute avec Oliver, un Bolivien origine de Samaipata, venu \u00e0 Copacabana pour les vacances scolaires qui passe la journ\u00e9e avec trois de ses enfants sur l\u2019\u00eele. L&rsquo;\u00e9change est super sympa : il nous raconte un peu sa vie et se montre tr\u00e8s curieux d\u2019en savoir plus sur la n\u00f4tre. On d\u00e9barque au port de Yumani, sur la partie sud de l\u2019Isla del Sol. Quel paysage de carte postale ! Les sommets enneig\u00e9s \u00e0 plus de 5 000 m\u00e8tres de la Cordill\u00e8re Royale se d\u00e9tachent de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 d\u2019un lac couleur bleu cobalt. Cette \u00eele, c\u2019est une p\u00e9pite absolue. Pas une seule voiture \u00e0 l&rsquo;horizon, juste des chemins de terre, des cultures en terrasses vieilles de plusieurs si\u00e8cles, et des \u00e2nes qui vous regardent passer l&rsquo;air de rien. Une agr\u00e9able randonn\u00e9e sur le sentier des cr\u00eates nous am\u00e8ne au Temple du Soleil, dans lequel les filles peuvent faire une offrande de feuilles de coca. Bien que nous soyons d\u00e9j\u00e0 acclimat\u00e9s, on sent quand m\u00eame le manque d\u2019oxyg\u00e8ne \u00e0 ces altitudes d\u00e8s qu\u2019il s\u2019agit de grimper les escaliers construits par les Incas. On d\u00e9jeune en terrasse dans l\u2019un des restaurants qui offrent une vue imprenable sur le lac. Une famille bolivienne de La Paz est aussi attabl\u00e9e et attend ses fameuses truites \u00e0 la plancha. Il y a comme un vrai air de vacances. C&rsquo;est le jeune gar\u00e7on de la famille qui fait le service pendant que sa maman s&rsquo;active en cuisine. On attend plus d\u2019une heure et demie pour avoir notre soupe et nos truites, mais l&rsquo;attente valait le coup : les deux sont d\u00e9licieuses. On se demande si les locaux se rendent vraiment compte de l\u2019endroit paradisiaque dans lequel ils vivent. En m\u00eame temps, on a bien conscience que la vie ici doit \u00eatre rude, surtout quand l\u2019on croise un berger avec ses moutons et que l\u2019on sait que la plupart des gens vivent uniquement d\u2019une agriculture difficile et du tourisme. Retour sur le toit du bateau \u00e0 16 h pour rentrer \u00e0 Copacabana et admirer le coucher de soleil. Le soir, on se met au chaud dans un restaurant (Km Z\u00e9ro) pour un combo ap\u00e9ro\/d\u00eener devant le match Norv\u00e8ge &#8211; Angleterre, tout en go\u00fbtant un bon vin bolivien. Apr\u00e8s cela, nous passons une nouvelle nuit glaciale dans notre hostel. 12 juillet : Joyeux anniversaire Ad\u00e8le ! \ud83c\udf82 Ce 12 juillet est un jour de f\u00eate : Ad\u00e8le a 6 ans ! On commence la journ\u00e9e par la visite de la basilique de Copacabana, o\u00f9 l\u2019on assiste m\u00eame \u00e0 la fin de la messe. Au milieu des petites maisons en brique et des \u00e9choppes de rue, la Basilique de Notre-Dame de Copacabana surgit comme un immense palais d&rsquo;un blanc \u00e9clatant. Construite au XVIIe si\u00e8cle, elle affiche un style colonial espagnol tr\u00e8s influenc\u00e9 par l&rsquo;art mauresque (le style mud\u00e9jar). Ses d\u00f4mes sont recouverts de carreaux de fa\u00efence color\u00e9s qui brillent sous le soleil intense de l&rsquo;altitude. Devant l&rsquo;\u00e9glise s&rsquo;\u00e9tend une immense cour ferm\u00e9e. Pourquoi si grande ? \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque de la colonisation, les populations autochtones (Aymaras et Incas) refusaient d&rsquo;entrer dans des temples ferm\u00e9s, car elles \u00e9taient habitu\u00e9es \u00e0 prier la nature en plein air. Les pr\u00eatres ont donc con\u00e7u cette grande cour ext\u00e9rieure (une \u00ab chapelle ouverte \u00bb) pour pouvoir pr\u00eacher dehors ! \u00c0 l&rsquo;int\u00e9rieur, prot\u00e9g\u00e9e derri\u00e8re un autel scintillant de feuilles d&rsquo;or, se trouve la v\u00e9ritable star locale : la Vierge de Copacabana (ou Virgen de la Candelaria). Sculpt\u00e9e au XVIe si\u00e8cle par un artiste d&rsquo;origine inca, cette \u00e9tonnante Vierge noire aux traits andins est le symbole ultime du m\u00e9tissage culturel de la r\u00e9gion. V\u00e9ritable reine locale, elle porte de somptueuses robes en tissu brod\u00e9es de fils d&rsquo;or (qu&rsquo;elle change r\u00e9guli\u00e8rement !) et tr\u00f4ne sur un croissant de lune en argent h\u00e9rit\u00e9 de la mythologie inca. Install\u00e9e sur un socle rotatif, la l\u00e9gende veut qu\u2019elle doive toujours faire face au lac Titicaca pour \u00e9viter que celui-ci ne se f\u00e2che et n\u2019engloutisse la ville ! Qui dit anniversaire, dit g\u00e2teau ! Pour c\u00e9l\u00e9brer ses 6 ans, nous avions command\u00e9 la veille un g\u00e2teau au chocolat dans une p\u00e2tisserie de la ville. Bon, le p\u00e2tissier n\u2019a visiblement pas tout compris, car il n&rsquo;y avait pas la moindre trace de chocolat (pourtant, on lui avait bien montr\u00e9 le mod\u00e8le en vitrine la veille !). Le design du gateau est aussi discutable, \u00e7a coule partout, mais Ad\u00e8le est contente quand meme \ud83d\ude42 Bref, nous nous installons sur l\u2019un des pontons au bord du lac pour souffler la bougie&#8230; qui refuse de s&rsquo;allumer \u00e0 cause du vent. Mais c&rsquo;est trop chouette de pouvoir f\u00eater son anniversaire ici. On passe une magnifique journ\u00e9e ensoleill\u00e9e au bord de l\u2019eau \u00e0 colorier des cailloux et \u00e0 construire un four en pierre. Beaucoup de locaux ont rejoint les rives du lac pour passer les vacances ou le week-end, et l\u2019ambiance est tr\u00e8s familiale et festive. Le soir, on d\u00eene dans l\u2019un des kiosques au bord du lac qui servent la fameuse truite. Il faut savoir qu\u2019ici, un bon plat de truite fra\u00eeche co\u00fbte environ 40 bolivianos, soit moins de 4 \u20ac\u2026 Alors, on en profite pour faire une sacr\u00e9e cure de poisson ! \ud83d\ude00 Ce fut une magnifique journ\u00e9e d\u2019anniversaire avec des filles super contentes. Copacabana \u00e9tait notre derni\u00e8re \u00e9tape en Bolivie apr\u00e8s plus de 3 semaines intenses dans le pays. Demain, nous reprendrons la route pour Arequipa, en passant par Puno !"}