{"version":"1.0","provider_name":"Burro e Mozzarella","provider_url":"https:\/\/burroemozza.fr\/it","author_name":"antoelinda","author_url":"https:\/\/burroemozza.fr\/it\/author\/antoelinda","title":"D\u00e9sert d\u2019Atacama, notre coup de coeur - Burro&amp;Mozza","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"zbw4YcOIRT\"><a href=\"https:\/\/burroemozza.fr\/it\/desert-datacama\">D\u00e9sert d\u2019Atacama, notre coup de coeur<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/burroemozza.fr\/it\/desert-datacama\/embed#?secret=zbw4YcOIRT\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&#8220;D\u00e9sert d\u2019Atacama, notre coup de coeur&#8221; &#8212; Burro&amp;Mozza\" data-secret=\"zbw4YcOIRT\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/burroemozza.fr\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n\/* ]]> *\/\n<\/script>","thumbnail_url":"https:\/\/burroemozza.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/IMG_1003-scaled.jpeg","thumbnail_width":2560,"thumbnail_height":1920,"description":"Nous quittons La Serena quand enfin le soleil fait son retour. Nous avons opt\u00e9 pour un bus salon cama pour avoir le plus de confort possible pour affronter les 15 heures de trajet nocturne qui nous attendent (16 h &#8211; 7 h). Le trajet passe assez rapidement et on arrive \u00e0 l&rsquo;heure \u00e0 Calama. Il est 7 h du matin, on a la t\u00eate dans le cul et on se retrouve dans le minuscule terminal de bus de Calama, qui est totalement sous-dimensionn\u00e9 par rapport \u00e0 la quantit\u00e9 de gens qui arrivent chaque jour. Comme rituel, une dizaine de taxis nous proposent leurs services, que nous refusons, Uber \u00e9tant moins cher. Nous arrivons \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport de Calama o\u00f9 nous attend notre SUV de location, avec lequel on explorera le d\u00e9sert. On fait un petit stop pour faire les courses et acheter surtout de gros packs d&rsquo;eau, car l&rsquo;eau \u00e0 San Pedro de Atacama est potable mais contient un niveau tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;arsenic et personne ne la boit. Avant de prendre la direction de San Pedro, nous allons visiter Chiu Chiu, un village qu&rsquo;une dame sur la plage de La Serena nous a conseill\u00e9. Il se trouve dans le d\u00e9sert et a \u00e9t\u00e9 construit le long d&rsquo;une rivi\u00e8re qui coule dans un petit canyon. On y trouve la plus ancienne \u00e9glise du Chili, qui date du XVIe si\u00e8cle. Le sacristain de l&rsquo;\u00e9glise s&rsquo;approche de nous et partage avec nous quelques informations. C&rsquo;est une \u00e9glise qui a \u00e9t\u00e9 construite pour les indig\u00e8nes lorsqu&rsquo;ils ont \u00e9t\u00e9 colonis\u00e9s. Nous sommes tr\u00e8s surpris par sa porte en bois de cactus (pi\u00e8ce unique au Chili). L\u00e0 o\u00f9 il y avait des \u00e9pines, il y a maintenant des trous. Cela cr\u00e9e de beaux dessins et laisse passer l&rsquo;air dans la b\u00e2tisse. Dans une r\u00e9gion d\u00e9sertique o\u00f9 il ne pleut jamais, les trous dans les portes ne sont pas un souci. La chaleur est un probl\u00e8me plus cons\u00e9quent, qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9solu avec des murs de 1 m\u00e8tre d&rsquo;\u00e9paisseur (et nous confirmons que cela marche bien, on avait presque froid). C&rsquo;est notre premi\u00e8re rencontre avec la chaleur du d\u00e9sert. Le soleil br\u00fble la peau et s\u00e8che tout. Rien \u00e0 voir avec les 85 % de taux d\u2019humidit\u00e9 de La Serena puisqu\u2019ici, on est plus autour des 25 %. Les gens du village arrosent les rues chaque matin pour \u00e9viter d&rsquo;avoir trop de poussi\u00e8re dans l&rsquo;air. On admire la fa\u00e7ade de chaux blanche de l&rsquo;\u00e9glise, abrit\u00e9s sous une plante. Sur la route vers San Pedro de Atacama, nous sommes surpris par des choses un peu macabres, voire inqui\u00e9tantes. D&rsquo;abord, voir deux cimeti\u00e8res de chiens en plein d\u00e9sert. Au premier abord, on pensait \u00e0 une d\u00e9charge, mais en s&rsquo;approchant, nous avons vu des niches et des croix diss\u00e9min\u00e9es sur des collines (paysage tr\u00e8s \u00e9trange). Petite parenth\u00e8se : au Chili, il y a \u00e9norm\u00e9ment de chiens errants le long des routes, et les gens en poss\u00e8dent aussi. Ils sont tous en bonne sant\u00e9 et, jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, toujours pacifiques. Tout le monde s&rsquo;occupe d&rsquo;eux avec de la nourriture ou des caresses. Mais la chose la plus choquante sur la route est la quantit\u00e9 de petits mausol\u00e9es cr\u00e9\u00e9s en souvenir de ceux qui sont morts au volant. Souvent, il y a la photo du d\u00e9funt et parfois la carcasse de la voiture expos\u00e9e avec des fleurs, etc. Cela sera une constante le long de toute la vall\u00e9e, ainsi que dans les jours suivants. Un rappel pour nous d&rsquo;\u00eatre prudents au volant. Les 85 km qui s\u00e9parent Calama de San Pedro se font dans un paysage d\u00e9sertique. Sans vraiment s\u2019en rendre compte, nous passons un col \u00e0 3 400 m d&rsquo;altitude. Combin\u00e9 \u00e0 la nuit dans le bus, nous sommes un peu somnolents. Le processus d\u2019acclimatation commence. Deux guanacos nous font coucou au bord de la voie. Quelle belle surprise ! Ensuite, la route redescend rapidement et les portes de la vall\u00e9e s&rsquo;ouvrent. On ne vous spoile pas trop, mais l&rsquo;arriv\u00e9e \u00e0 San Pedro est \u00e0 couper le souffle ! On passe entre les canyons nous arrivons en ville. Tout est rouge\u00e2tre, couvert de cette poussi\u00e8re qui rentre dans les narines et qui accompagnera notre s\u00e9jour. Notre hostel, Ckamai, est au nord, dans un quartier tranquille. Les propri\u00e9taires, Cecila et Carlos, ont cr\u00e9\u00e9 avec soin 3 chambres avec cuisine partag\u00e9e. Il y a une cour int\u00e9rieure et des chats. Les filles sont hyper contentes de ce logement. Carlos, nous montre tout de suite son kit contre le mal d&rsquo;altitude : feuilles de coca et chachacoma \u00e0 prendre en infusion. Nous les remercions pour leur super accueil et hospitalit\u00e9, Cecila a m\u00eame sorti une cuisine pour les filles, parfait pour jouer au \u00ab Restaurant \u00bb qu\u2019Ad\u00e8le aime beaucoup ! Pour ce soir, les infusions attendront. Nous pr\u00e9f\u00e9rons faire un bon dodo pour r\u00e9cup\u00e9rer des forces. Le 16 mai, nous achetons en ligne les tickets pour la vall\u00e9e de la Luna. Situ\u00e9e \u00e0 une dizaine de minutes en voiture de San Pedro, c\u2019est notre premi\u00e8re vraie incursion dans le d\u00e9sert. Nous avons la chance d\u2019observer un \u00ab zorro \u00bb, le renard andin, lors d\u2019un arr\u00eat improvis\u00e9 le long de la route. Chaleur s\u00e8che, paysage lunaire, vastes dunes et cr\u00eates sont au programme, avec un mirador offrant des vues lointaines sur les sommets et les fronti\u00e8res environnantes. Le sentiment d\u2019immensit\u00e9 et d\u2019infini est bien l\u00e0! Les filles aiment rejoindre les quelques cabanes-abris install\u00e9es le long du sentier. La visite est tr\u00e8s bien rod\u00e9e, un peu de voiture sur la piste, deux ou trois petites randonn\u00e9es. Les filles marchent bien et sont \u00e9tonn\u00e9es par ces nouveaux paysages, mais aussi de voir les vestiges d\u2019une ancienne mine de sel. On s\u2019impr\u00e8gne de ces formations rocheuses d\u2019argile, de gypse et de sel sculpt\u00e9es par l\u2019\u00e9rosion du vent et de l\u2019eau. L\u2019apr\u00e8s-midi devait \u00eatre consacr\u00e9 \u00e0 la vall\u00e9e de la Mort, mais sur un coup de t\u00eate, Linda propose d\u2019aller voir les flamants roses \u00e0 la laguna Chaxa. On fait tout dans la pr\u00e9cipitation, r\u00e9servation des tickets, calcul de l\u2019itin\u00e9raire\u2026et moment de panique car google nous indique plus de 160 km alors qu\u2019on avait vu 60 km et que Gemini nous indique 63 km\u2026Entre temps, j\u2019ai pris les billets en tant que Chilien et non \u00e9tranger. C\u2019est la panique \u00e0 bord de la voiture, on insulte l\u2019IA au passage. On contacte le ticket office de la laguna Chaxa par WhatsApp pour tenter de rattraper la situation\u2026 En rev\u00e9rifiant l\u2019itin\u00e9raire, il semble y avoir une option de 60km\u2026 le GPS \u00e9tait perdu. On d\u00e9cide de suivre cette route qui, finalement nous m\u00e8nera bien \u00e0 la laguna Chaxa apr\u00e8s une heure de trajet. Le gardien \u00e0 l\u2019entr\u00e9e nous indique tout tranquillement qu\u2019il n\u2019y a pas de probl\u00e8me pour les tickets, que l\u2019on peut faire la visite et payer la diff\u00e9rence en sortant. Bien nous en a pris de venir ici car les flamants roses sont bien l\u00e0, occup\u00e9s \u00e0 manger leurs crevettes dans leur oasis d\u2019eau sal\u00e9e, totalement indiff\u00e9rents aux touristes venus les photographier. La laguna Chaxa est situ\u00e9e dans le salar d\u2019Atacama (le plus grand d\u00e9sert de sel du Chili, qui s\u2019\u00e9tend sur pr\u00e8s de 3000 kilom\u00e8tres carr\u00e9s). Il s&rsquo;agit d&rsquo;un syst\u00e8me de lagunes peu profondes s\u00e9par\u00e9es par des cro\u00fbtes de sel. La surface calme de l&rsquo;eau agit comme un miroir naturel, refl\u00e9tant le ciel et les sommets volcaniques environnants. C\u2019est l\u2019occasion d\u2019en apprendre plus sur les diff\u00e9rents types de flamants roses (du Chili, des Andes, de James) et de jouer \u00e0 les reconna\u00eetre. Nous reprenons la route avec le coucher de soleil pour horizon, ivres du d\u00e9sert. Le 17 mai, visite de la vall\u00e9e de l\u2019arc-en-ciel (Valle del Arcoiris), un site g\u00e9ologique fascinant dans lequel on peut se promener entour\u00e9 de collines et de falaises teint\u00e9es de rouge, vert, violet, jaune et brun. Un vrai festival de couleurs d\u00fb \u00e0 la forte concentration en min\u00e9raux, sels et argiles oxyd\u00e9s au fil des mill\u00e9naires. Spectaculaire ! On y passera deux bonnes heures en compagnie des lamas. Nous sommes tr\u00e8s excit\u00e9s de les voir d\u2019aussi pr\u00e8s, en communaut\u00e9. C\u2019est aussi pour nous l\u2019occasion de poursuivre notre acclimatation avec des passages \u00e0 3400m d\u2019altitude. L\u2019objectif est de pr\u00e9parer toute la famille pour le trajet en bus Arica &#8211; La Paz, qui passe par un col \u00e0 plus de 4600m sur les hauts plateaux de la Bolivie. Nous avons m\u00eame l\u2019oxym\u00e8tre pour tester notre concentration en oxyg\u00e8ne. Retour \u00e0 San Pedro pour visiter la ville et d\u00e9guster une bonne tortilla et go\u00fbter la cazuela de Vacuno, l&rsquo;un des plats traditionnels, familiaux et embl\u00e9matiques de la gastronomie chilienne. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un rago\u00fbt ou d&rsquo;une soupe tr\u00e8s copieuse, riche et r\u00e9confortante, pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 base de bouillon de b\u0153uf (vacuno) et de l\u00e9gumes servis en gros morceaux. Le 18 mai, gros morceau au programme avec un double objectif: s\u2019acclimater autour des 4300m et voir les geysers du Tatio \u00e0 2h30 de voiture. Encore des paysages incroyables, avec de la v\u00e9g\u00e9tation cette fois et de l\u2019eau, et surtout des vigognes, que nous croiserons toute la journ\u00e9e pour notre plus grand plaisir. La deuxi\u00e8me partie du trajet se fait sur une piste en piteux \u00e9tat, on roule \u00e0 30 km\/h, \u00e7a secoue dans tous les sens, mais on s\u2019amuse. On arrive aux fameux geysers vers 14h et l\u00e0, c\u2019est la douche froide. La gardienne nous indique que le site n\u2019est pas accessible aux enfants de moins de 8 ans (depuis 2 mois, ils ont entrepris des travaux pour s\u00e9curiser la zone). De plus, vu l\u2019heure, l&rsquo;activit\u00e9 des geysers est tr\u00e8s faible (ce \u00e0 quoi on s\u2019attendait un peu car tous les guides indiquent de partir tr\u00e8s, tr\u00e8s t\u00f4t le matin). Chou blanc ! On aper\u00e7oit quand m\u00eame quelques fumerolles au loin, mais nous d\u00e9cidons de ne pas aller plus loin. Peu importe, l\u2019apr\u00e8s midi \u00e0 4400m s\u2019est tr\u00e8s bien d\u00e9roul\u00e9, on a pass\u00e9 une excellente journ\u00e9e et sommes rassur\u00e9s pour la suite de l\u2019aventure. Nous avons ador\u00e9 ces 5 jours dans le d\u00e9sert ! Comme dirait Christophe, la machine a souvenirs tourne \u00e0 pleine r\u00e9gime\u2026"}