{"version":"1.0","provider_name":"Burro e Mozzarella","provider_url":"https:\/\/burroemozza.fr\/it","author_name":"antoelinda","author_url":"https:\/\/burroemozza.fr\/it\/author\/antoelinda","title":"Haridwar et Rishikesh : Gange et yoga - Burro&amp;Mozza","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"JmlriqU1Iv\"><a href=\"https:\/\/burroemozza.fr\/it\/haridwar-et-rishikesh-gange-et-yoga\">Haridwar et Rishikesh : Gange et yoga<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/burroemozza.fr\/it\/haridwar-et-rishikesh-gange-et-yoga\/embed#?secret=JmlriqU1Iv\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&#8220;Haridwar et Rishikesh : Gange et yoga&#8221; &#8212; Burro&amp;Mozza\" data-secret=\"JmlriqU1Iv\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(c,d){\"use strict\";var e=!1,o=!1;if(d.querySelector)if(c.addEventListener)e=!0;if(c.wp=c.wp||{},c.wp.receiveEmbedMessage);else if(c.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if(!t);else if(!(t.secret||t.message||t.value));else if(\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret));else{for(var r,s,a,i=d.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),n=d.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),l=0;l<n.length;l++)n[l].style.display=\"none\";for(l=0;l<i.length;l++)if(r=i[l],e.source!==r.contentWindow);else{if(r.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message){if(1e3<(s=parseInt(t.value,10)))s=1e3;else if(~~s<200)s=200;r.height=s}if(\"link\"===t.message)if(s=d.createElement(\"a\"),a=d.createElement(\"a\"),s.href=r.getAttribute(\"src\"),a.href=t.value,!o.test(a.protocol));else if(a.host===s.host)if(d.activeElement===r)c.top.location.href=t.value}}},e)c.addEventListener(\"message\",c.wp.receiveEmbedMessage,!1),d.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",t,!1),c.addEventListener(\"load\",t,!1);function t(){if(o);else{o=!0;for(var e,t,r,s=-1!==navigator.appVersion.indexOf(\"MSIE 10\"),a=!!navigator.userAgent.match(\/Trident.*rv:11\\.\/),i=d.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),n=0;n<i.length;n++){if(!(r=(t=i[n]).getAttribute(\"data-secret\")))r=Math.random().toString(36).substr(2,10),t.src+=\"#?secret=\"+r,t.setAttribute(\"data-secret\",r);if(s||a)(e=t.cloneNode(!0)).removeAttribute(\"security\"),t.parentNode.replaceChild(e,t);t.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:r},\"*\")}}}}(window,document);\n<\/script>","thumbnail_url":"https:\/\/burroemozza.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/new-delhi.jpeg","thumbnail_width":1200,"thumbnail_height":1200,"description":"Les nombreux plats de p\u00e2tes et les dizaines d\u2019heures de dodo m\u2019ont remis sur pieds. Pour terminer notre aventure on a h\u00e9sit\u00e9 entre plusieurs options. Aller \u00e0 Dharamsala, refaire un trek au N\u00e9pal, prendre un billet pour le Sri Lanka o\u00f9 la Tha\u00eflande, visiter le Kerala (Sud de l\u2019Inde). Or apr\u00e8s un check rapide de la m\u00e9t\u00e9o, le cyclone Gaja va balayer les c\u00f4tes sud du pays. Finalement, comme on s\u2019est habitu\u00e9 au calme de la montagne on d\u00e9cide de partir au nord ouest de l\u2019Inde pour visiter Haridwar, Rishikesh, Chandigarh et enfin Dharamsala. Premi\u00e8re \u00e9tape : 22h de train (14625) en AC3 pour atteindre Haridwar depuis Varanasi. La banquette sera notre petit cocon pour cette longue journ\u00e9e.\u00a0On partage notre wagon avec un groupe de vieux sympathiques en p\u00e8lerinage sur le Gange. Les femmes sont coquettes, v\u00eatues de beaux saari et bijoux. Tout ce beau monde discute dans la bonne humeur, on a l\u2019impression de faire partie de la famille le temps d\u2019un voyage. Un papy nous a demand\u00e9 si l\u2019on pouvait lui laisser la banquette du bas. C\u2019est vrai que \u00e7a peut \u00eatre sportif pour un vieillard de devoir escalader les banquettes pour aller sur celle d\u2019en haut. \u00c7a nous arrange m\u00eame un peu, au moins en haut tu peux dormir tranquille ! Le papy \u00e9coute Amstrong sur son t\u00e9l\u00e9phone, une lumi\u00e8re roseatre perce une fen\u00eatre d\u00e9gageant une atmosph\u00e8re de vieux film. A l\u2019inverse des bus N\u00e9palais, on aime les trains indiens car on s\u2019y sent bien et \u00e0 chaque fois une nouvelle histoire nous attend avec de nouveaux acteurs, une nouvelle bande sonore et une ambiance singuli\u00e8re qui restera dans nos m\u00e9moires, comme une parenth\u00e8se dans ce voyage. Par la fen\u00eatre, on d\u00e9couvre \u00e0 nouveau les campagnes indiennes o\u00f9 poussent les champs de ma\u00efs, de bl\u00e9s, d\u2019oignons et de pommes de terre. Le long des champs, des maisons gris\u00e2tres baignent dans les d\u00e9tritus. Les femmes travaillent et les enfants jouent au bord des rails. On se demande comment un gouvernement peut laisser vivre sa population dans ces conditions et pourquoi il ne semble pas y avoir de prise de conscience sur ce qui pour nous ressemble \u00e0 une v\u00e9ritable trag\u00e9die. Il est 5h du mat\u2019, il fait encore nuit lorsque nous arrivons avec 2 heures de retard (ce qui nous arrange) \u00e0 Haridwar et c\u2019est d\u00e9j\u00e0 le bordel. Notre h\u00f4tel est \u00e0 200m de la gare, un b\u00e2timent sans charme, sale qui suinte la moisissure. On donne les 200 roupies demand\u00e9es pour le early checking dans une chambre temporaire digne d\u2019une sc\u00e8ne de Zola. On y dort 1h30 et on part visiter les ghats \u00a0de la ville o\u00f9 l\u2019on retrouve nos voisins de banquettes avec qui on se prend volontiers en photos.\u00a0Ici, beaucoup d\u2019Indiens viennent en p\u00e8lerinage car c\u2019est l\u2019une des sept villes sacr\u00e9es de l\u2019hindouisme et proche des sources du Gange. On visite le Manasa Devi Temple accessible apr\u00e8s une bonne marche sur les hauteurs de la ville ou par un t\u00e9l\u00e9f\u00e9rique ann\u00e9e 60. C\u2019est l\u2019effervescence et tr\u00e8s familial, des offrandes de fleurs et de nourriture sont faites aux divinit\u00e9s. La ville n\u2019a pas d\u2019autres charmes et les bords du Gange sont bond\u00e9s de campements pr\u00e9caires o\u00f9 vit une population d\u00e9munie et poussi\u00e9reuse qui contraste avec l\u2019am\u00e9nagement des ghats. A une heure de bus vers le nord se trouve Rishikesh. Autre ville de p\u00e8lerinage et capitale mondiale du yoga r\u00e9put\u00e9e pour ses ashrams. La partie nord de la ville a \u00e9t\u00e9 colonis\u00e9e par les touristes : yoga retreats, centres de m\u00e9ditation, cours de reiki, un concentr\u00e9 de spiritualit\u00e9 ou l\u2019arnaque n\u2019est jamais bien loin. Cela dit il est possible d\u2019y trouver des ashrams s\u00e9rieux qui d\u00e9livrent des certificats d\u2019enseignement de yogas reconnus mondialement moyennant 1000$ et un mois de cours intensif. On y croise d\u2019ailleurs pas mal de groupes de copines occidentales venues \u00a0se d\u00e9tendre ici. La ville est plutot calme, agr\u00e9able avec ses promenades au bord du Gange, ses restaurants healthy, ses petites criques de sable fin et ses vaches biensur \ud83d\ude09 Elle conserve un caract\u00e8re\u00a0assez authentique malgr\u00e9 le flux de touristes, les boutiques de souvenirs et toute la panoplie pour accueillir le petit boh\u00e8me du marais\u00a0en qu\u00eate de spiritualit\u00e9 qui souhaite conserver ses standards sans voir trop de mis\u00e8re&#8230;On doit avouer qu\u2019on s\u2019y plonge all\u00e8grement mais on se demande malgr\u00e9 tout pourquoi tant d\u2019occidentaux viennent m\u00e9diter ici pendant plusieurs jours voir semaines quand tu peux le faire tout aussi bien dans la campagne auvergnate ou normande \ud83d\ude09 On s\u2019est aussi balad\u00e9 jusqu\u2019\u00e0\u00a0la cascade Neer Gahr, chill\u00e9 sur une petite crique paisible o\u00f9 des cours de yoga se d\u00e9roulent au coucher du soleil et surtout on a\u00a0tremp\u00e9 les pieds dans le Gange dont la couleur verd\u00e2tre nous inspirait bien plus qu\u2019\u00e0 Varanasi \ud83d\ude09"}