{"version":"1.0","provider_name":"Burro e Mozzarella","provider_url":"https:\/\/burroemozza.fr\/it","author_name":"antoelinda","author_url":"https:\/\/burroemozza.fr\/it\/author\/antoelinda","title":"Potosi - Burro&amp;Mozza","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"EjkqlsnjIA\"><a href=\"https:\/\/burroemozza.fr\/it\/potosi\">Potosi<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/burroemozza.fr\/it\/potosi\/embed#?secret=EjkqlsnjIA\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&#8220;Potosi&#8221; &#8212; Burro&amp;Mozza\" data-secret=\"EjkqlsnjIA\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/burroemozza.fr\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n\/* ]]> *\/\n<\/script>","thumbnail_url":"https:\/\/burroemozza.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/IMG_3121-scaled.jpeg","thumbnail_width":2560,"thumbnail_height":1920,"description":"1er juillet. Uyuni &#8211; Potos\u00ed, record battu ! Enfin\u2026 c\u2019est ce que doit se dire notre jeune chauffeur de bus \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e apr\u00e8s nous avoir ballott\u00e9s pendant 4 h dans l\u2019Altiplano bolivien. On a quand m\u00eame pu profiter un peu des paysages, des grandes plaines avec leurs lamas, alpagas et vigognes, mais quel dingue ! L\u00e0 o\u00f9 c\u2019est limit\u00e9 \u00e0 50, il roule \u00e0 presque 100. Bref, on arrive bien \u00e0 l\u2019heure malgr\u00e9 les 30 minutes de retard au d\u00e9part\u2026 Ah, le d\u00e9part ? Parlons-en ! On ach\u00e8te les tickets \u00e0 la gare routi\u00e8re pour un d\u00e9part \u00e0 9 h 30. On nous assure que le bus partira bien \u00e0 l\u2019heure. \u00c0 9 h 45, on nous annonce que, faute de passagers, on doit prendre un bus d\u2019une autre compagnie. Deux minutes plus tard, on nous dit : \u00ab C\u2019est tout bon, vous pouvez monter dans le bus \u00bb. Tout est normal&#8230; Nous arrivons \u00e0 Potos\u00ed en d\u00e9but d\u2019apr\u00e8s-midi apr\u00e8s un voyage infernal et une Amelia en furie qui s\u2019est finalement endormie. La station de bus est anim\u00e9e par les d\u00e9parts des *colectivos*, o\u00f9 chaque client potentiel se retrouve au milieu de personnes qui veulent l\u2019attraper et le tirer par les bras pour le faire monter dans leur taxi. Un brouhaha assez incompr\u00e9hensible. Notre chauffeur InDrive nous r\u00e9cup\u00e8re 15 min plus tard. Super sympa, il nous pr\u00e9sente la ville et de bonnes adresses pour go\u00fbter \u00e0 la gastronomie locale. Notre h\u00f4tel, le Tukos Casa Real, a m\u00eame le chauffage et une douche chaude : le luxe apr\u00e8s le passage \u00e0 Uyuni ! Perch\u00e9e \u00e0 plus de 4 060 m d\u2019altitude, Potos\u00ed est une ville c\u00e9l\u00e8bre pour son Cerro Rico que l\u2019on aper\u00e7oit en toile de fond. Cette montagne imposante, qui porte \u00e0 la fois le nom de \u00ab montagne riche \u00bb mais aussi de \u00ab montagne d\u00e9voreuse d\u2019hommes \u00bb, fit la fortune de certains et causa la mort de tant d&rsquo;autres. L\u2019argent extrait de ses entrailles a fait la gloire et la trag\u00e9die de Potos\u00ed. Aux XVIe et XVIIe si\u00e8cles, les filons \u00e9taient si massifs qu&rsquo;on disait, de fa\u00e7on romanc\u00e9e, qu&rsquo;on aurait pu construire un pont en argent pur entre Potos\u00ed et l&rsquo;Espagne. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;argent pur est presque enti\u00e8rement expos\u00e9 et \u00e9puis\u00e9, mais il reste extrait sous forme de sous-produit. Lorsque les r\u00e9serves d&rsquo;argent ont commenc\u00e9 \u00e0 s&rsquo;effondrer au XIXe si\u00e8cle, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9tain qui a pris le relais et a sauv\u00e9 la ville de l&rsquo;abandon complet. Le zinc et le plomb sont les v\u00e9ritables moteurs de l&rsquo;\u00e9conomie mini\u00e8re actuelle de la montagne. Les mineurs des coop\u00e9ratives se concentrent aujourd&rsquo;hui massivement sur ces deux m\u00e9taux industriels. On d\u00e9ambule au milieu des ruelles pav\u00e9es et des \u00e9glises baroques. La Plaza 10 de Noviembre est le point n\u00e9vralgique incontournable de Potos\u00ed, bord\u00e9e par les plus importants \u00e9difices coloniaux de la cit\u00e9 imp\u00e9riale. La ville d\u00e9gage une certaine richesse. On en profite pour go\u00fbter les *tahua tahuas* (r\u00e9cemment class\u00e9s au patrimoine culturel national). \u00c7a ressemble \u00e0 de petits beignets rectangulaires, frits et arros\u00e9s g\u00e9n\u00e9reusement de sirop de canne. Le chauffeur nous avait pr\u00e9venus : \u00ab Vous allez devenir loco en go\u00fbtant \u00e7a avec un bon caf\u00e9 ! \u00bb On monte dans la \u00ab tour de la Compagnie de J\u00e9sus \u00bb, qui offre un panorama saisissant sur la ville, mais surtout sur le Cerro Rico. Le soir, on d\u00eene \u00e0 la Casa de la Jiba (la maison de la bosse), sp\u00e9cialis\u00e9e dans les brochettes (bosse de z\u00e9bu, b\u0153uf, porc\u2026) servies avec des pommes de terre. Une tuerie ! Les filles adorent et en redemandent, et nous aussi. En rentrant vers notre h\u00f4tel, on tombe sur le glacier \u00ab Vaca Fr\u00eda \u00bb, le pi\u00e8ge ! Malgr\u00e9 l\u2019altitude et la fra\u00eecheur du soir, on ne r\u00e9siste pas. D\u2019ailleurs, leur parfum chocolat (suisse ou classique) est tr\u00e8s bon ! 2 juillet : Journ\u00e9e mus\u00e9es ! Direction la Casa de la Moneda. On a la chance d\u2019avoir une visite guid\u00e9e priv\u00e9e en fran\u00e7ais. Cet \u00e9difice colonial massif, qui occupe un p\u00e2t\u00e9 de maisons entier, \u00e9tait l&rsquo;endroit o\u00f9 l&rsquo;Empire espagnol transformait l&rsquo;argent brut du Cerro Rico en pi\u00e8ces de monnaie pr\u00eates \u00e0 inonder le monde. On d\u00e9couvre les anciens fours (dont la hauteur sous plafond impressionne), les immenses cours pav\u00e9es, les collections de pi\u00e8ces de monnaie, les laminoirs g\u00e9ants d\u2019\u00e9poque en bois et leurs engrenages en ch\u00eane pour presser les lingots d\u2019argent gr\u00e2ce \u00e0 la force des mules et des esclaves. L\u2019ing\u00e9nierie au service de la richesse espagnole tournait \u00e0 plein r\u00e9gime. \u00ab \u00c7a vaut un Potos\u00ed ! \u00bb C&rsquo;est l&rsquo;expression la plus c\u00e9l\u00e8bre au monde concernant la ville. Aux XVIe et XVIIe si\u00e8cles, la quantit\u00e9 d&rsquo;argent qui sortait du Cerro Rico \u00e9tait telle que le nom de la ville est devenu synonyme de fortune absolue. C&rsquo;est Miguel de Cervantes lui-m\u00eame qui a popularis\u00e9 l&rsquo;expression dans le deuxi\u00e8me tome de Don Quichotte (1615). Pour remercier son fid\u00e8le \u00e9cuyer, Don Quichotte lui dit que si sa r\u00e9compense \u00e9tait \u00e0 la hauteur de ses m\u00e9rites, \u00ab les mines de Potos\u00ed ne suffiraient pas \u00e0 le payer \u00bb. Les galeries exposent des chefs-d\u2019\u0153uvre de l&rsquo;\u00e9cole d\u2019art de Potos\u00ed, o\u00f9 les artistes indig\u00e8nes int\u00e9graient discr\u00e8tement leurs propres symboles sacr\u00e9s, comme la montagne ou la Pachamama, dans les peintures religieuses catholiques. Nous recommandons vivement cette visite ! Sur les conseils de notre chauffeur, nous d\u00e9jeunons \u00e0 la Casona de la Pascualita, une adresse p\u00e9pite pour manger de la bonne cuisine bolivienne \u00e0 un tr\u00e8s bon prix. Le petit buffet de l\u00e9gumes nous ravit, car on doit avouer que dans les restaurants, on trouve plus facilement de la viande qu\u2019une bonne assiette de l\u00e9gumes. L\u2019apr\u00e8s-midi, apr\u00e8s une bonne pause dans une aire de jeux pour les filles, nous visitons le couvent Santa Teresa, fond\u00e9 en 1685 par l\u2019ordre des Carm\u00e9lites. Nous sommes parachut\u00e9s dans une visite en cours avec des coll\u00e9giens qui nous regardent comme des aliens et qui demandent m\u00eame de se prendre en photo avec nous. Il faut dire que depuis que nous sommes en Bolivie, on n&rsquo;a crois\u00e9 quasiment aucun Europ\u00e9en. Bref, la visite se poursuit et nous avons la chance d\u2019avoir une guide passionnante qui nous fait d\u00e9couvrir le mode de vie des 21 nonnes. \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque de la splendeur de Potos\u00ed, les familles richissimes payaient des dots astronomiques en argent pur ou \u00e9quivalent pour y faire entrer leurs secondes filles, parfois d\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de 15 ans. Une fois la porte franchie, c&rsquo;\u00e9tait un aller simple : elles ne revoyaient plus jamais la rue et tr\u00e8s peu leurs parents (seulement au travers d\u2019un parloir), car ce lieu fonctionnait en cl\u00f4ture stricte. Le couvent offre un contraste saisissant. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, de magnifiques patios ensoleill\u00e9s et fleuris ; de l&rsquo;autre, des cellules communes aust\u00e8res et glaciales, ainsi que des salles exposant les instruments de p\u00e9nitence et de mortification (fouets\u2026). On y visite \u00e9galement le r\u00e9fectoire et la cuisine, qui donnent une bonne id\u00e9e de leur mode de vie. Quelques nonnes continuent d\u2019y vivre. Le mus\u00e9e expose des toiles majeures de Melchor P\u00e9rez de Holgu\u00edn (le ma\u00eetre de l&rsquo;\u00e9cole de peinture de Potos\u00ed) et d&rsquo;incroyables pi\u00e8ces d&rsquo;argenterie qui t\u00e9moignent de la richesse insolente de la ville \u00e0 son apog\u00e9e. Encore une visite que nous recommandons ! Le soir, apr\u00e8s avoir err\u00e9 dans la ville pour essayer de trouver un restaurant sympa, nous atterrissons dans un fast-food de hot-dogs\/frites plut\u00f4t rat\u00e9. C\u2019est le d\u00eener du d\u00e9sespoir, comme il y en a parfois quand nous sommes \u00e0 court d\u2019id\u00e9es. Et pour finir la journ\u00e9e en beaut\u00e9 : toc, toc, toc, Vaca Fr\u00eda, nous voil\u00e0 ! Nous avons d\u00e9cid\u00e9 de ne pas visiter la mine de Potos\u00ed, mais il est ind\u00e9niable que son histoire continuera de hanter la ville encore pour longtemps. Le lendemain, nous quittons la ville pour rejoindre Sucre, l\u2019une des plus belles villes de Bolivie para\u00eet-il."}