{"version":"1.0","provider_name":"Burro e Mozzarella","provider_url":"https:\/\/burroemozza.fr\/it","author_name":"antoelinda","author_url":"https:\/\/burroemozza.fr\/it\/author\/antoelinda","title":"Puno et le mythique lac Titicaca - Burro&amp;Mozza","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"q6cd7z91vy\"><a href=\"https:\/\/burroemozza.fr\/it\/puno-et-le-mythique-lac-titicaca\">Puno et le mythique lac Titicaca<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/burroemozza.fr\/it\/puno-et-le-mythique-lac-titicaca\/embed#?secret=q6cd7z91vy\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&#8220;Puno et le mythique lac Titicaca&#8221; &#8212; Burro&amp;Mozza\" data-secret=\"q6cd7z91vy\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/burroemozza.fr\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n\/* ]]> *\/\n<\/script>","thumbnail_url":"https:\/\/burroemozza.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_1909-scaled.jpeg","thumbnail_width":2560,"thumbnail_height":1920,"description":"Jeudi 4 juin, nouvelle \u00e9tape \u00e0 Puno. Le trajet en bus entre Chivay et Puno dure environ 6 heures et nous permet de d\u00e9couvrir davantage l\u2019altiplano andin en passant par le mirador de los Andes (abra Patapampa) \u00e0 plus de 4 900 m d\u2019altitude, qui offre une vue panoramique sur plusieurs volcans imposants (le Misti, le Chachani, l&rsquo;Ampato et le Sabancaya). La route traverse \u00e9galement la r\u00e9serve nationale de Salinas et Aguada Blanca o\u00f9 se trouvent des alpagas, des lamas, des vigognes et aussi les flamants des Andes. Nous arrivons de nuit \u00e0 Puno, car ici, en cette p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e, le soleil commence \u00e0 plonger vers 16h et il fait nuit \u00e0 17h45. Perch\u00e9e \u00e0 plus de 3 800 m\u00e8tres d&rsquo;altitude dans la rudesse majestueuse des Andes p\u00e9ruviennes, Puno est une \u00e9tape incontournable pour explorer les environs du lac Titicaca (mot qui fait bien rigoler les filles). Premi\u00e8re petite m\u00e9saventure puisqu\u2019Amelia a du mal \u00e0 dig\u00e9rer un repas et le rend copieusement en pleine nuit\u2026 \u00c7a va mieux tr\u00e8s rapidement et tout le monde peut retourner finir sa nuit. Vendredi 5 juin, nous arpentons la ville \u00e0 pied et allons au port du fameux lac Titicaca. Plein de bateaux sont pr\u00eats \u00e0 prendre les touristes. C\u2019est aussi jour de march\u00e9, et ici \u00e7a ne rigole pas : toutes les rues de notre quartier sont remplies de stands. Les filles craquent pour de vieilles Barbies, tandis que je suis plus attir\u00e9 par les pop-corn g\u00e9ants et les immenses sacs d\u2019\u00e9pices et de c\u00e9r\u00e9ales. C\u2019est tr\u00e8s color\u00e9 et agr\u00e9able pour les sens. La ville est tr\u00e8s agr\u00e9able et le soleil est toujours pr\u00e9sent. D\u2019ailleurs, nous n\u2019avons pas eu une seule goutte de pluie depuis que nous avons quitt\u00e9 la Patagonie\u2026 Une pause glace dans un endroit tr\u00e8s bon march\u00e9, peut-\u00eatre un peu trop, car malgr\u00e9 les bonnes notes sur Google, on les suspecte d\u2019avoir mis \u00e0 rude \u00e9preuve les intestins de toute la famille, et surtout d\u2019Ad\u00e8le \u00e0 qui c\u2019est le tour de tout renvoyer en plein supermarch\u00e9. Samedi 6 juin, pour la premi\u00e8re fois, nous allons tester le \u00ab package touriste \u00bb offert par la petite agence situ\u00e9e \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la maison. Premier jour : excursion l\u2019apr\u00e8s-midi pour aller visiter le site de Sillustani. C\u2019est bien r\u00f4d\u00e9, le minibus nous r\u00e9cup\u00e8re devant l\u2019h\u00f4tel, avec une douzaine d\u2019autres touristes. Pause mirador de 10 min avec vue sur la ville de Puno, suivie d\u2019une halte chez une famille traditionnelle avec ses alpagas et ses lamas, et o\u00f9 l\u2019on go\u00fbte le fromage et la patate locaux. C\u2019est bon mais rien d\u2019extraordinaire. Il faut savoir qu\u2019au P\u00e9rou, ils ont un amour ancestral de la patate puisqu\u2019ils en cultivent plusieurs centaines de vari\u00e9t\u00e9s diff\u00e9rentes, et \u00e7a varie selon les guides : 100, 200, 500 voire plus de 1000 pour les plus audacieux. Quoi qu\u2019il en soit, s\u2019il y a de la patate, Anto est content \ud83d\ude00 On poursuit la route vers le site arch\u00e9ologique de Sillustani o\u00f9 le guide nous raconte l\u2019histoire de cette n\u00e9cropole pr\u00e9-inca perch\u00e9e sur une p\u00e9ninsule spectaculaire \u00e0 presque 4 000 m d\u2019altitude, au bord du splendide lac Umayo. Ce cimeti\u00e8re abrite les chullpas, de grandes tours cylindriques en pierre dans lesquelles on disposait les momies de la noblesse. La lumi\u00e8re chaude de fin d\u2019apr\u00e8s-midi contraste avec le froid saisissant. Une visite que nous recommandons sans h\u00e9siter ! Le lendemain, nous embarquons pour 2 jours et 1 nuit sur le lac Titicaca. Petite embarcation d\u2019une vingtaine de touristes venus principalement d\u2019Europe (Espagne, Suisse, Italie, France\u2026) mais aussi du Japon et de tous \u00e2ges. C\u2019est l\u2019occasion de d\u00e9couvrir d\u2019autres destins et d\u2019autres aventures. Apr\u00e8s une petite heure de navigation sur les eaux calmes du lac Titicaca, le bateau nous d\u00e9pose sur la petite \u00eele d\u2019Uros. Notre guide et Ruben (le pr\u00e9sident de la communaut\u00e9) nous expliquent la technique pour fabriquer les \u00eeles artificielles avec la totora (une sorte de roseau aquatique). Ils assemblent d&rsquo;abord les blocs de racines denses de la totora, qui flottent naturellement comme du li\u00e8ge, et les recouvrent ensuite de multiples couches crois\u00e9es de roseaux s\u00e9ch\u00e9s. Comme la partie immerg\u00e9e pourrit avec le temps, les habitants doivent rajouter r\u00e9guli\u00e8rement (toutes les deux \u00e0 trois semaines) de nouvelles couches fra\u00eeches sur le dessus. Les femmes nous font entrer dans leurs maisons \u00ab traditionnelles \u00bb (une pi\u00e8ce avec 2 lits pos\u00e9s au sol\u2026) dans lesquelles, soi-disant, elles vivent encore\u2026 C\u2019est int\u00e9ressant mais on sent un peu le pi\u00e8ge \u00e0 touristes quand on nous demande avec insistance de payer 15 soles pour ensuite traverser avec un petit bateau traditionnel de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, afin de se rendre sur une autre \u00eele artificielle o\u00f9 il y a 2 ou 3 maisons et un petit bar. Bref, rien n&rsquo;a l\u2019air authentique ici \u00e0 part l\u2019eau du lac\u2026 \u00c0 fuir ! Ensuite, apr\u00e8s 2 h 30 de navigation, nous arrivons sur l\u2019\u00eele d\u2019Amantani o\u00f9 nous allons passer la nuit. Le concept est tr\u00e8s simple : les touristes sont r\u00e9partis dans diff\u00e9rentes familles des communaut\u00e9s locales. Il y a m\u00eame un syst\u00e8me de rotation entre les 8 communaut\u00e9s pour qu\u2019il n\u2019y ait pas de jaloux. Cette nuit, nous dormirons chez Carmen, une dame assez \u00e2g\u00e9e qui vit avec son mari, ses 2 filles et son petit-fils dans une maison tr\u00e8s rudimentaire. Ils ont l\u2019air assez pauvres, n\u2019ont pas d\u2019eau courante \u00e0 priori. Ils utilisent des pneus en guise de lavabos pour se laver les cheveux dehors. Ils cultivent des pommes de terre, ont des cochons d\u2019Inde (c\u2019est un plat local tr\u00e8s r\u00e9pandu au P\u00e9rou). Carmen nous a pr\u00e9par\u00e9 un d\u00e9jeuner plut\u00f4t bon \u00e0 base de soupe et d\u2019un plat de riz, fromage frit, quinoa et pommes de terre, accompagn\u00e9 de Mate de Mu\u00f1a, une tisane traditionnelle des Andes pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 base des feuilles de la mu\u00f1a qui ressemble un peu \u00e0 de la menthe poivr\u00e9e. La maison est tr\u00e8s spartane, la cuisine est une petite pi\u00e8ce avec casseroles pos\u00e9s \u00e0 terre, Linda prie pour ne pas tomber malade. En tout cas les filles adorent, car malgr\u00e9 le minimalisme de la maison, elle est toute color\u00e9e et il y a des animaux! L\u2019apr\u00e8s-midi est consacr\u00e9 \u00e0 une randonn\u00e9e pour prendre de la hauteur jusqu\u2019aux temples pr\u00e9-incas de la Pachamama et du Pachatata (4 100 m). Une fois arriv\u00e9s, nous avons une belle vue panoramique sur le lac. On aper\u00e7oit m\u00eame les sommets boliviens au loin\u2026 On croise toujours les doigts pour aller en Bolivie\u2026 Les filles font le rituel en offrant des feuilles de coca au temple, en faisant le tour du site dans le sens antihoraire tout en exprimant leurs v\u0153ux. Nous rentrons chez Carmen de nuit et d\u00eenons ensemble dans la petite pi\u00e8ce \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la cuisine. Les autres membres de la famille ne se joignent pas \u00e0 nous. Aujourd\u2019hui, c\u2019est le jour du second tour des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles au P\u00e9rou et ils sont tr\u00e8s certainement en train d\u2019\u00e9couter les sondages et les r\u00e9sultats (il semble que ce soit tr\u00e8s serr\u00e9)\u2026 Les discussions sont assez sommaires et nous n\u2019aurons pas l\u2019occasion de creuser davantage sur leur mode de vie malgr\u00e9 toute notre curiosit\u00e9. Ce soir, nous n\u2019irons pas aux festivit\u00e9s du village car les filles se sont endormis sur nos genoux pendant le diner. Il fait assez froid mais tout le monde s\u2019endort rapidement sous un ciel \u00e9toil\u00e9 o\u00f9 l\u2019on peut admirer la Voie lact\u00e9e. Carmen nous pr\u00e9pare un petit-d\u00e9j \u00e0 base de pain, confiture et caf\u00e9. C\u2019est l\u2019heure des au revoir, un peu plus chaleureux, et nous quittons l\u2019\u00eele en bateau pour aller en direction de l\u2019\u00eele de Taquile. Plus petite et un peu plus proche de Puno, Taquile est c\u00e9l\u00e8bre dans le monde entier pour sa culture unique et son organisation sociale stricte, bas\u00e9e sur le principe du collectivisme. Les traditions textiles de Taquile sont si exceptionnelles qu&rsquo;elles sont inscrites au patrimoine immat\u00e9riel de l&rsquo;humanit\u00e9 par l&rsquo;UNESCO. La particularit\u00e9 ? Ce sont les hommes qui tricotent, et ce d\u00e8s leur plus jeune \u00e2ge, tandis que les femmes filent la laine. Les bonnets en laine (chullos) tricot\u00e9s par les hommes ne sont pas de simples v\u00eatements : ils affichent leur statut social. Un bonnet rouge et blanc signifie que l&rsquo;homme est c\u00e9libataire ; s&rsquo;il est enti\u00e8rement rouge, il est mari\u00e9. Nous go\u00fbtons enfin \u00e0 la \u00ab Trucha Frita \u00bb \u00a0(truite frite qui est tr\u00e8s bonne) et retournons sur le bateau pour 3 h de navigation et un retour \u00e0 Puno en fin de journ\u00e9e. Un super parenth\u00e8se sur le lac Titicaca qui laissera de jolis souvenirs \u00e0 toute la famille."}