Notre atterrissage à Santiago se fait de nuit, à 2h du matin. Nous sommes tous k.o. et tentons de dormir dans l’aéroport avachis sur des sièges tant bien que mal sauf que les filles avaient déjà un peu rechargé les batteries dans l’avion…du coup, la sieste durera moins de 15mn…
Petit café et medialunas pour se remettre en route…
Puisque notre logement n’est disponible qu’en début d’après-midi, il faut trouver une solution pour ne pas rester 12h avec les sacs sur le dos. Le plan est donc de louer une voiture pour explorer les vignobles de Casablanca et les environs de Santiago, et pour faire dormir les filles. On arrive au comptoir de la compagnie Chilean et quelques minutes plus tard, notre Suzuki est prête, à nous les vignobles ! Dans la nuit, on peut deviner les reliefs qui entourent Santiago. Petite pause de 30mn en haut d’un col au calme. Ca ronfle derrière ! Le soleil se lève et voila les fameux vignobles. La terre est aride, il y a des cactus et des aloés, cela nous rappelle vaguement la Grèce.
Attention: certains péages ne prennent que du cash et si tu n’en as pas, tu devras faire demi tour à l’arrache sur l’autoroute…
Autre surprise, en retirant de l’argent dans un ATM il y a eu une coupure d’électricité et mon voisin s’est fait manger la carte…j’ai eu beau attendre que Windows 7 reboote, au bout de 15mn d’attente, j’ai du me résigner à changer de banque…(il faut savoir que tu ne peux pas retirer plus de 200000 pesos et que les frais avoisinent les 5%)

Pas de dégustation au programme pour aujourd’hui car la législation chilienne ne plaisante pas et surtout, nuit blanche et alcool ne font pas bon ménage… Vu l’heure, nous décidons d’aller jusqu’à la mer, et le hasard nous mène à Algarrobo, petit village qui sent bien la vibe de la côte ouest. C’est notre première rencontre avec l’océan Pacifique.

Quel plaisir de retrouver un peu de chaleur et le soleil après le froid de la Patagonie. Contraste saisissant et assez plaisant, les filles sont aux anges de jouer dans le sable.
Retour sur Santiago en fin d’après midi. Enchaînement navette/bus/métro et nous arrivons dans le quartier calme de Providencia où se trouve notre petit studio. Le quartier aurait presque des allures d’ouest parisien avec son ambassade de France, ses belles maisons anciennes, plutôt en contraste avec le reste de Santiago, bruyant et ses grands buildings sans charme. Beaucoup d’amis nous avaient dit de bien faire attention au quartier pour loger…il semble que nous ayons fait le bon choix.
05 mai
En route pour le Cerro San Cristóbal, la grande colline accessible à pied depuis le centre ville.
Soudain, « Un éléphant » crie Adèle, c’est un faux dit Linda, un 2ème…pourtant il a la queue qui bouge. Et rapidement on se rend compte que l’on vient de rentrer dans le zoo qui est gratuit…Les filles sont surexcitées et notre arrivée en haut du Cerro s’en trouve un peu retardée…Manchots Magellan, lions de mer, flamants roses, toucans, singes, girafes, lions, reptiles…un zoo quoi !
Après une bonne montée, nous arrivons enfin au Cerro. Culminant à 880m, d’où trône une grande statue de la Vierge Marie offerte par la France, il offre un magnifique panorama sur la ville et permet de comprendre son étendue. 40km nord/sud et 35km est/ouest, soit environ 3 fois paris. La ville compte pas moins de 6 millions d’habitants et surtout concentre quasiment 40% de la population du Chili…
Au loin, nous pouvons admirer les sommets de la cordillère des Andes. J’aime cette perspective qui donne l’impression que Santiago est enfouie au creux des montagnes emmitouflées derrière des crêtes enneigées.
Nous finissons la journée par une petite balade dans le quartier de Bellavista, un peu bohème et réputés pour ses bars.


06 mai :
Le routard nous a guidé vers le quartier Lastarria, connue pour sa richesse culturelle, ses théâtres, cinémas et où l’on peut croiser quelques artistes…

Visite émouvante de l’église Veracruz, incendiée le 12 novembre 2019 lors de manifestations, l’intérieur reste très marqué par l’incendie.

Visite du 2ème poumon de la ville, le Cerro Santa Lucia, avec son parc arboré et ses fontaines est très agréable pour une promenade au calme, loin du tumulte de la ville. On goûte aussi le mote con huesillo (boisson rafraîchissante à base de blé cuit et de pêche séchée). Il fait l’unanimité.

Et bam ! Une empanadas de plus dans la besace (on se régale). L’après midi est consacré au musée d’art précolombien, une petite pépite pour découvrir les trésors des civilisations passés du continent. Aztèque, Maya, Olmèques…et même des momies plus anciennes que les momies égyptienne…

Détour par la « plaza de Armas » située dans le cœur historique de la ville et où se trouve la cathédrale. « Pourquoi il a mal Jésus », « il veut sa maman », Amelia s’intéresse à ce monsieur suspendu sur sa croix au dessus de l’autel, qui effectivement doit s’avérer être impressionnant de son point de vue.
Quant à Adèle, on lui explique qu’il faut parfois être discret quand il y a des gens un peu bizarres qui errent…On a inventé d’ailleurs le nom de code kwakwa qui signifie silence, on passe incognito et on trace…

Ciao Santiago et merci pour ton accueil !