La vallée de l’Elqui et la route des étoiles

Pendant notre séjour à La Serena, nous avons fait une escapade dans la vallée d’Elqui pour découvrir ce lieu que tout le monde nous décrit comme merveilleux.

La vallée se développe entre La Serena et la frontière avec l’Argentine, elle commence à une altitude de 300m et culmine à 2000 mètres.

À bord de notre Citroën de location nous sommes partis sur la route 41 (la ruta de las estrellas) en direction de Vicuña, notre premier arrêt.

Ce premier village est surtout connu pour être le point de départ pour les visites des observatoires astronomiques. La vallée offre l’un des ciels les plus purs au monde car il y a peu d’humidité, pas d’averses, pas de pollution lumineuse. C’est le lieu idéal pour observer les étoiles. Malheureusement, nous ne ferons pas cette expérience car les filles sont trop petites.

Pendant notre balade à Vicuña, nous nous promenons sur la place principale. Des écoliers font des exercices de gymnastique.

Nous visitons l’Église de l’Immaculée Conception. C’est dans cette église (qui s’appelait autrefois l’église de La Merced avant sa reconstruction inaugurée en 1909) que fut baptisée en 1889 la célèbre poétesse chilienne Gabriela Mistral, première femme latino-américaine à recevoir le prix Nobel de littérature.

On a du mal à s’habituer au style creepy-kitsch des statues du Christ et de la Madone et les filles en sont toujours impressionnées. On prend un café qui nous coûte autant qu’à Paris (le coût de la vie au Chili est assez élevé, autre chose à laquelle on a du mal à s’habituer) et on décolle.

Nous espérons que le reste de la vallée soit plus charmant. Et en effet, la vallée se resserre au fil des kilomètres et, passé Rivadavia, le paysage devient moins monotone, plus encaissé, plus sauvage.

De la route, on distingue au loin les plantations d’avocats à flanc de montagne. De quoi bien garnir nos sandwichs…. même si l’on a bien conscience que c’est questionnable d’un point de vue environnemental.

Nous nous enfonçons dans la vallée en traversant de magnifiques paysages jusqu’à atteindre  Pisco Elqui, petit village très charmant d’environ 1000 habitants connu pour ses distilleries artisanales et son microclimat unique avec plus de 300 jours d’ensoleillement par an.

Promenade dans la ville, le soleil nous cartonne bien et Amelia se plaint un peu de la chaleur.

Il y règne une ambiance paisible et nous regrettons presque de ne pas avoir pris un hébergement ici pour la nuit. La ville tient son nom du Pisco, l’eau-de-vie que l’on obtient à partir des vignes de la région et avec laquelle on peut faire le fameux cocktail pisco sour, un mélange de Pisco, de jus de citron, de sirop de sucre de canne, d’un blanc d’oeuf et de quelques gouttes d’Angostura sur la mousse pour parfumer.

Pause goûter Mote con huesillo sur la place de Monte Grande et nous reprenons la route pour rentrer à la maison. Une journée paisible et relaxante à serpenter dans la vallée d’Elqui qui mérite bien sa réputation pour ses paysages et ses lumières sublimes.

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