Kaoh Tonsay - Krong Kampot

Kampot mon pote ça dépote

Avant toute chose je précise que cette citation pour le moins très recherchée me vient de Kim, notre excellent guide de La Plantation, la ferme de poivre que j’ai visité. J’y reviendrai…

Kampot est situé à 4h en minivan au sud de Phnom Penh. 8 personnes à bord dont un couple de retraités niçois sympathiques qui voyage entre Laos, Cambodge et Vietnam. Ils ont la belle vie les retraités 😉 La route est plutôt bonne hormis le dernier tronçon qui réserve quelques secousses 😉 La campagne cambodgienne défile sous mes yeux, des maisons sur pilotis sont disséminées dans de vastes champs encore humides et parsemés de cocotiers où des vaches maigres paissent nonchalamment.

Kampot campagne

J’ai booké 3 nuits au Kampot Paradise, un hôtel bien tenu par un couple de Francais expatriés depuis 5 mois. Ambiance francophone, bar, billard, à 10mn à pied du centre ville, idéal pour visiter Kampot et ses environs. Beaucoup de petits magasins proposent de louer des scooters mais une fois de plus c’est à vélo que pars à l’aventure.

D’abord, direction la ferme de poivre bio La plantation située à 1h de ballade dans la campagne. C’est si poussiéreux que je deviens tout orange 😉 Les petites maisons des villages sont bien agencées, peu de touristes semblent passer par ici et les hello des enfants viennent égayer ma matinée. Certains gamins hauts comme 3 pommes ayant à peine la dizaine jouent les malins en me doublant en moto 😉

Kampot enfant en moto

Le secret lake (qui n’a rien de secret) offre un paysage contemplatif avec les collines en toile de fond. A peine arrivé à la ferme qu’on me propose une visite guidée avec un autre français Matéo. Bon Timing !

Kampot poivre la plantation

Kim, notre guide jovial et passionné nous explique le process de culture du poivre. La ferme de 50 hectares reprise par un couple de franco-belge emploie entre 100 et 250 personnes et soutient un projet social : création d’emploi, revenus décents, toute une économie locale prospère. Le poivre est vendu en majorité en Europe et une faible partie est destiné aux restaurants et hôtel locaux.

La culture a l’air simple et pourtant le poivre de Kampot qui est une sorte d’AOC nécessite énormément d’attention, d’autant plus quand il s’agit d’agriculture bio. S’en suit la dégustation des différents poivres : vert, blanc, rouges, à la fleur de sel…de quoi donner des idées à nos papilles pour les apéros et repas à mon retour 😉 On déjeune dans le resto de la ferme qui propose des plats simples mais bien cuisinés !

La suite de la journée, c’est vélo en plein cagnard jusqu’à la grotte de Phnom Chhngok, rien d’extraordinaire à première vue sauf quand les chants et prières des locaux viennent raisonner et donner vie au lieu. Une belle surprise !

Kampot grotte Phnom Chhngok

Quant à la ville, elle se développe au rythme du tourisme et les bonnes adresses ne manquent pas. Je retiendrais Kampot Pie pour  ses Pineapple Shake et Cinamon Roll délicieux 😉 J’y ai fait la rencontre de Marlen, une suisse de 40 ans prof de musique aux allures de hippie chic qui voyage une année sur deux. Une vraie globe trotteuse hors des sentiers battus qui me fait l’éloge de l’Asie Centrale, Tadjikistan, Turkménistan, Iran. Il n’en fallait pas plus pour titiller davantage mes envies d’aventure.

Autre spot intriguant à visiter : Bokor Hill Station, cette ancienne station climatique de l’époque coloniale située à 1000m d’altitude a été complètement abandonnée. J’ai décidé de m’y rendre à vélo et quelle idée ! Pensant prendre un raccourci, je me suis rapidement embourbé dans la jungle le VTT sous le bras… Autant les forêts françaises ou islandaises me plaisent bien, autant la jungle cambodgienne je suis beaucoup moins fan. Forcé de rebrousser chemins, je regagne la route goudronnée pour 40km dont 25 de montée dans le parc national de Preah Monivong. C’est long, très long mais je grimpe 3h durant avec des vues sur le golfe de Thaïlande où les nombreux scooters qui me doublent m’encouragent et rigolent. Arrivé sur le site, le résultat est à la fois surprenant et déconcertant, des palaces abandonnés, une église en ruine, quasiment personne n’y vit et il y règne une atmosphère post apocalyptique qui ferait un bon décor pour Walking Dead 😉

Kampot bokor Hill station

Le retour commençera par un bel orage apportant sa pluie chaude plutôt agréable, la suite c’est une heure et demi à se laisser descendre au rythme de Jimmy Cliff, un pur bonheur ! Après cette belle journée de 120km à VTT, quoi de mieux qu’un bon massage ?

Le golden hands massage propose des massages khmer à l’huile d’une heure pour la modique somme de 10$. La masseuse ne lésine pas sur les points de pression mais c’est quand même relaxant.

Voilà …comme dirait Kim : Kampot ça dépote !

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