Kaoh Tonsay - Plage

Kep, la plage et l’île de Koh Tonsay

Il est 10h30, dans un minivan une poignée de russes accompagnés de leur fidèle breuvage, la vodka passe d’une main à l’autre au rythme de leurs chants aux tonalités que seuls eux savent apprécier. Le ton est donné pendant ces 45mn qui nous séparent de Kep. Une mamie de Manchester me fait la conversation, elle est venue rendre visite à son fils Chris, un gros nounours barman tombé sous le charme des lieux et heureux papa de 2 petites cambodgiennes. Encore un voyage mémorable 😉

J’ai booké 2 nuits puis 3, puis 4 (tellement je m’y suis senti bien) à l’hôtel boat house de Dominique, un sympathique français expatrié depuis 3 ans. L’endroit est au calme, ancienne maison coloniale, jardin luxuriant, les geckos habitent les lieux, une vraie immersion dans la nature.

Kep boat house

Rien à faire à priori, donc tout à faire. Le petit village s’anime autour d’une modeste plage, quelques restaurants aux prix occidentaux mais la ville s’étend sur plusieurs kilomètres et réserve bien des surprises.

A l’ouest le traditionnel et réputé marché aux crabes est une ode à la pêche locale, crevettes, poulpes, crabes et autres poissons se vendent pour quelques riels, un délice.

Kep marches aux crabes

J’y rencontre Michel, un québécois de 70 ans à la retraite qui baroude comme tant d’autres en Asie du Sud Est. Malgré son air sociable et son humour intarissable, il est d’un pessimisme à faire frémir, l’environnement, l’économie, les gouvernements, les guerres et les religions, tout y passe avec une certaine mélancolie et moi l’optimisme de nature lui présente une vision toute opposée. Un même monde sépare 2 générations, là où la résignation s’est arrimée, l’espoir de voir un avenir plus radieux m’anime. Surtout lorsque je rencontre Det un jeune cambodgien de 24 ans né à Kep qui vit encore chez ses parents, tuk tuk man en haute saison et serveurs le reste du temps, débordant d’envies et de projets. ‘You know I am happy’, par cette simple phrase, il résume le sentiment que j’ai eu en visitant le Cambodge. Malgré l’apparente pauvreté du pays, une grande partie de la population et de la jeune génération semble déborder d’énergie et de sourires.

J’ai aussi fait la connaissance de Panir, un Cambodgien à l’air vagabond qui ne parle pas un mot d’anglais. Ca tombe bien mon Cambodgien est au niveau 0 et le langage des signes prend le relai 😉 Je lui propose de partager mon repas, qu’il refuse poliment. La situation est assez déroutante mais les échanges sont plutôt comiques. On rigole une bonne demi heure sans se comprendre et chacun reprendra sa route.

Kep c’est aussi son parc naturel idéal pour une ballade de quelques heures immergé dans la forêt sur les hauteurs de la ville. Il existe même un Kep running club, alors pour les motivés il n’y a plus qu’à chausser les running 😉

Kep parc naturel

J’ai aussi découvert le Bo Kho, soupe vietnamienne délicieuse et le Kep Coffee que je recommande fortement si vous êtes de passage ici. Tenu par une famille americano-cambodgienne, le lieu est convivial, les plats délicieux et leurs gâteaux, je n’en parle même pas…

Et enfin…Imaginez un peu, une petite plage de sable fin, des cocotiers, l’air brûlant caressant votre peau, l’océan à perte de vue sur lequel attendent quelques barques esseulées, une colline de jungle en arrière plan, des petites paillotes où les hamacs vident se prélassent en attendant quelques touristes, ça fait rêver non ? Bienvenue à Koh Tonsay ou Rabbit Island pour les intimes.

Kep Koh Tonsay

A 25mn de Kep en bateau de pêche transformé en traversier pour l’occasion, cette île vient fermer la parenthèse cambodgienne pour un plaisir non dissimulé. Une journée à rêvasser entre 2 baignades avec l’horizon comme seul repère, le néant comme point d’orgue de ce voyage et le silence dans le bruit des vagues…Il n’en fallait pas plus pour rendre un homme heureux.

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