Retour au Pérou – Arequipa – Ica

13 juillet, ciao Copacabana et la Bolivie, nous devons maintenant retraverser tout le Pérou pour rejoindre Lima car nous avons un vol pour Bogotá le 21 juillet. Plus de 1 400 km séparent les deux villes. Avion depuis Juliaca ? Bus ? De jour, de nuit ? Encore un casse-tête logistique à résoudre. Mais nous adorons les bus… alors on organise un périple en bus avec passage par Puno et une nuit à Arequipa. Un premier colectivo depuis Copacabana nous dépose le matin juste avant l’ouverture du poste-frontière de Kasani (qui ouvre à 8 h 30). Nous sommes seuls à passer la frontière et la ville se réveille doucement. On passe sous l’arche et nous voilà de retour au Pérou.

J’en profite pour changer nos derniers bolivianos côté Pérou car les taux sont meilleurs. On chope un autre colectivo qui nous dépose sur la place principale dans la petite ville de Yunguyo, mais qui demande 5 autres soles pour nous déposer au terminus de bus qui est à 1 km. Ayant mal compris le tarif initial car nous pensions qu’il nous déposerait au terminus directement, nous y allons finalement à pied. (Et puis, après tout, une bonne marche matinale sous le soleil, sacs sur le dos et Amélia qui demande à être dans les bras, ça n’a jamais tué personne…)

On enchaîne avec un minibus pour Puno, le trajet longe le lac Titicaca et ses paysages sublimes. Sacré contraste car l’actualité en France nous rattrape et on découvre les tristes informations sur les feux de forêt à Fontainebleau.

Nous arrivons à Puno et on enchaîne avec un autre bus Transzela (la compagnie préférée de Linda) pour Arequipa.

Arrivée à Arequipa en fin de journée (il y a comme une sensation de déjà-vu). On achète aussitôt nos tickets pour Lima et cette fois, grand luxe, nous optons pour un bus de nuit avec des sièges cama 180° au premier rang… oui ! Vous avez bien lu, c’est comme un lit 🙂 La nuit prochaine s’annonce douce et reposante…

Pour le moment, nous avons pris un hostel (El Puente Hotel Boutique) situé sous le pont de fer dans le quartier San Isidro. Le quartier a l’air résidentiel et bourgeois, ce qui nous permet de voir une autre facette de la ville. La majorité des maisons et immeubles sont protégés par des clôtures électrifiées et des grilles, ce que l’on verra souvent dans ce genre de quartier en Amérique latine…

14 juillet, promenade dans la ville avec stop au Mundo Alpaga, ensuite  on continue avec pour objectif de trouver une bonne cevichería! Ça tombe bien, Arequipa est réputée pour sa gastronomie. On s’installe dans le restaurant El Jayari qui est parfait pour partager un bon ceviche, c’est délicieux ! C’est aussi le jour de la demi-finale de la Coupe du monde entre la France et l’Espagne, toutes les télés de la ville sont branchées sur le match et l’on ressent bien une préférence pour la Roja…

Fin d’après-midi, retour à l’hostel pour récupérer les sacs à dos. On profite de la terrasse avec une vue magnifique sur le volcan Misti. Uber direction le terminal de bus (qui devient un peu comme une seconde maison…). On s’installe dans notre bus et après une dizaine de kilomètres, on se retrouve bloqués dans des embouteillages monstres. 2 h d’attente plus tard, on a à peine avancé… tout le monde a l’air de s’en foutre royalement. La nuit est tombée, les filles regardent leur dessin animé et tout le monde s’apprête à dormir. Sauf que le chauffeur se dit sûrement que 2 h de retard, c’est peut-être un peu trop, alors il se transforme en pilote de F1 sur des routes sinueuses en doublant des files interminables de camions… Bref, douce nuit…

Au réveil, on se rapproche d’Ica où l’on a notre hébergement, mais le bus dépasse la ville et poursuit sa route en direction de Lima… Ni une, ni deux, je saute de mon siège pour toquer à la porte du chauffeur et du steward pour leur dire que l’on doit descendre à Ica comme prévu… Il a l’air un peu confus et surpris et me tend des sachets en papier en me disant : « Voilà vos petits-déjeuners… » Scène absurde 🙂 Je réitère ma demande et lui explique que le gars qui nous a vendu les tickets nous avait bien informés que le bus Arequipa – Lima s’arrêtait aussi à Ica, visiblement pas aujourd’hui…

Bref, il part discuter avec le chauffeur qui finalement nous dépose sur le bas-côté de la route. Je lui demande qu’il nous paie le taxi pour retourner en arrière et il accepte aussitôt. Peut-être aurions-nous dû re-préciser au steward au départ qu’il y avait un arrêt à Ica…

Après avoir traversé la ville poussiéreuse, le taxi nous dépose à l’hostel Serenity Lodge d’Ica, dans un quartier qui déborde de dechets. Heureusement au déjà du portail la situation est bien differente, c’est certainement l’un des meilleurs endroits où nous avons logé. Un vrai petit paradis très bien entretenu avec piscine, jardin, chevaux, poules, restaurant, objets artistiques, le tout soigneusement décoré et avec un personnel très aimable. Après le froid du lac Titicaca et les aventures en bus, quel bonheur de poser nos sacs à dos ici pour 2 nuits. À peine arrivés, nous partons à pied sous le cagnard en direction de l’oasis de Huacachina. En effet, la ville d’Ica est surtout visitée pour cet endroit particulier. De nombreux tuk-tuks veulent nous y emmener mais une fois de plus nos jambes feront tout aussi bien le job (même si après coup, on recommanderait plutôt de le faire en transports car la route est assez moche, poussiéreuse et sans trottoir).

Niché à seulement quelques kilomètres de la ville d’Ica, l’oasis de Huacachina ressemble à une carte postale irréelle. Ce petit village construit autour d’une lagune naturelle aux eaux verdoyantes est encerclé par d’immenses dunes de sable doré, parmi les plus hautes d’Amérique du Sud.

Nous découvrons pour la première fois une oasis. Bordé de palmiers et de caroubiers, le lieu est très touristique et semble plutôt artificiel, d’autant plus qu’il a aussi été transformé en terrain de jeu pour les amateurs de buggy dans les dunes… On peut aussi y faire du sandboard. Il y a malgré tout quelques restaurants qui ont l’air sympa et nous déjeunerons sur place. Pas vraiment conquis par cet endroit, nous retournons à l’hôtel chiller au bord de la piscine et nourrir les chevaux pour le plus grand plaisir des filles.

Dîner à l’hôtel où l’on se régale de (Espagueti à la Huancaina). La sauce est une merveille pour les papilles ! À la base, la sauce huancaína sert pour l’entrée emblématique Papa a la huancaína (des pommes de terre nappées de cette sauce). Elle est préparée en mixant de l’ají amarillo (un piment jaune péruvien, doux et fruité), du fromage frais type queso fresco, de la crème/lait concentré non sucré, de l’huile, de l’ail et des biscuits salés (type Crackers) pour lier le tout. Dans notre cas, on mélange cette sauce onctueuse, légèrement relevée et très savoureuse directement avec des spaghetti chaud.

Le lendemain, nous en profitons pour faire quelques exercices scolaires, écrire, bouquiner et nous reposer.

On déjeunera en ville dans une cevichería moyennement notée (Google nous indiquait un autre restaurant qui n’existe pas / plus ?). Ça arrivera d’ailleurs assez souvent en Amérique latine que Google n’ait pas les informations à jour. Bref, on s’attable quand même en regardant des clips musicaux avec un volume sonore assez dingue pour un restaurant. Musique latino à tout va (ici on vit avec la musique à fond partout, tout le temps…). Et moi qui aime le silence… Finalement la nourriture passe assez bien, en tout cas on ne sera pas malades.

17 juillet, la parenthèse Ica se termine et nous prenons un bus pour Lima (4 h de trajet pendant lesquelles on va longer la côte désertique du Pacifique). Arrivés à Lima dans l’après-midi, surprise, on se rend compte que l’on s’est trompés de date d’arrivée dans notre Airbnb et que l’on a réservé à partir de demain…

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